La nouvelle fait le tour des médias, et est sur toutes les langues. La République démocratique du Congo a décidé de lancer une action juridique contre le géant du numérique américain Apple. La RDC accuse la multinationale d’utiliser des minerais issus d’exploitations illégales.
Selon les avocats William Bourdon et Vincent Brengarth engagés par la RDC, Apple, « utiliserait des minerais extraits de mines congolaises puis acheminés et blanchis principalement via le Rwanda, avant d’être intégrer dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Une pratique qui enfreindrait les droits humains », soulignent-ils.
Pour ce faire, les avocats ont adressé une mise en demeure aux filiales françaises d’Apple ainsi qu’à la maison mère américaine. Selon eux, « l’utilisation de ces minerais par Apple dans ses produits tels que les iPhones et les ordinateurs Mac contribue à perpétuer les conflits et les violations des droits humains en RDC ».
La mise en demeure d’@Apple illustre la poursuite des efforts du Gouvernement à engager des actions en justice et des négociations à l'échelle internationale contre l'extraction, l'approvisionnement & la commercialisation illicite des ressources naturelles en #RDC. pic.twitter.com/WmKIXfRJf8
— Ministère de la Communication et Médias/RDC (@Com_mediasRDC) April 26, 2024
Ils demandent à la multinationale de répondre à une série de questions précises concernant l’origine des minerais utilisés dans ses produits et les mesures prises pour éviter de contribuer aux conflits en RDC. Mais, la réponse d’Apple, référée à son rapport annuel, « nie avoir trouvé des preuves que les minerais utilisés financent directement ou indirectement des groupes armés dans la région ».
L’accusation porte notamment sur l’importation de minerais stratégiques, tels que l’étain et le tantale, provenant du Rwanda, pays accusé de soutenir les rebelles du M23 qui, depuis près de deux ans, sont opposés à l’armée régulière, et occupent des pans entiers du territoire congolais.

