Chronique : Il y a près de 400 ans, Kimpa Vita mourait !

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Brûlée vive sur le bûcher de l’autorité coloniale portugaise et l’Eglise catholique. Prêtresse, qualifiée d’hérétique parce qu’elle essayait de marier le christianisme aux valeurs traditionnelles. Elle s’est servie de la religion pour des fins politiques, entre autre la réunification du Royaume Kongo. Aujourd’hui dans son pays, la religion chrétienne fait l’autruche face à la condition de l’homme.

On ne peut pas le nier, la politique de l’église au Congo aujourd’hui est une sorte de communautarisme qui se fout de l’élément prépondérant de son édification, en occurrence, l’homme.

La plupart de problèmes qui touchent les hommes qui remplissent les rassemblements communautaires chrétiens, aussi appelés Église, sont des problèmes d’ordre économique ayant pour cause directe le terrorisme économique qui sévit depuis belle lurette par ceux qui ont confisqué le bien public et qui sont aussi pour la plupart d’entre eux, membres d’honneur de ces dites communautés.

J’ai vu de mes propres yeux, l’église bannir une femme de la communauté, la livrer au diable parce qu’elle est tombée enceinte hors mariage, et pourtant si mal il y’a, c’est un mal qu’elle s’est fait à elle-même, mais ces « représentants de Dieu », les guillemets sont importants, sont incapables, au moins d’un point de vue symbolique fort, de bannir ces enflures qui, non seulement font du mal à eux-mêmes mais aussi à toute la communauté. (Il y’a tellement à développer).

Alors hommes de Dieu, promettez-nous le ciel, cela va de soi mais nous voulons aussi une vie confortable comme vous sur cette terre.

Le 02 juillet 1706 Kimpa Vita cramait sur le bûcher pour son Royaume.

Peter Komondua (Artiste, poète, écrivain)

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