Mardi 24 février, après le passage du ministre britannique des affaires étrangères en RDC puis au Rwanda. Le Royaume-Uni a annoncé une série de sanctions contre Kigali pour son soutien aux rebelles du M23, et son rôle déstabilisateur dans l’est de la RDC.
Si dans son communiqué, Londres réitère son appel à la cessation immédiate des hostilités, l’ouverture d’un accès humanitaire, le respect du droit international humanitaire, l’engagement concret dans les processus de paix africains et le retrait des Forces de défense rwandaises du territoire congolais.
Le même communiqué annonce tout de même que faute de progrès significatifs, le Royaume-Uni prend une série de mesures contre le Rwanda, notamment : « la cessation de toute participation de haut niveau aux événements organisés par le gouvernement rwandais. La restriction des activités de promotion commerciale avec le Rwanda. Suspension de l’aide financière bilatérale directe, sauf pour les populations les plus vulnérables »
Mais aussi, « la coordination avec ses partenaires en vue de nouvelles sanctions. La suspension de l’assistance future en matière de formation militaire au Rwanda. Et le Réexamen des licences d’exportation vers les Forces de défense rwandaises. »
Tout juste prises, ces sanctions ont fait réagir Kigali qui de prime abord, regrette que le Royaume-Uni ait choisi son camp dans ce conflit. Dans un communiqué, le ministre rwandais des affaires étrangères estime qu’il est « déraisonnable d’attendre du Rwanda qu’il compromette sa sécurité nationale et la sécurité des Rwandais ».

Pour Olivier Nduhungirehe, « Ces mesures n’aident en rien la République démocratique du Congo, ni ne contribuent à trouver une solution politique durable au conflit dans l’est de la RDC ». « Le Rwanda est pleinement déterminé à travailler avec les États partenaires sur le processus de médiation en cours mené par l’Afrique et appelle la communauté internationale à soutenir cet effort, qui constitue la seule voie crédible vers une solution négociée », ajoute-t-il. Du côté de Kinshasa, c’est plutôt avec satisfaction que ces mesures punitives ont été accueillies.

