Constant Mutamba sur la sellette : l’Assemblée nationale lui donne 48 heures pour démissionner

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Ce dimanche 15 juin 2025, l’Assemblée nationale de la RDC, présidée par Vital Kamerhe, s’est réunie en séance plénière exceptionnelle pour statuer sur le sort de Constant Mutamba, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux. À l’issue d’un vote sans appel, 322 députés ont voté en faveur de l’ouverture de poursuites contre lui, tandis que 29 se sont opposés et 8 se sont abstenus.

Le ministre est accusé d’avoir détourné 19 millions de dollars sur les 39 millions alloués à la construction d’une nouvelle prison à Kisangani. Cette opération, réalisée dans le cadre d’un marché de gré à gré, aurait été engagée sans l’approbation des autorités compétentes, violant ainsi les principes de transparence et de bonne gouvernance.

Par ailleurs, Constant Mutamba fait également face à une accusation d’outrage aux corps constitués. Lors d’un discours public tenu devant le Palais de justice de Kinshasa, ses propos jugés irrespectueux envers les magistrats et juges congolais ont été considérés comme une infraction grave.

Face à cette double accusation, l’Assemblée nationale a donné à Constant Mutamba un délai de 48 heures pour présenter sa démission. Ce dossier, qui prend une dimension politique majeure, relance le débat sur l’éthique, la reddition des comptes et la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.

Écrit par :

Ravanelly Ntumba
Ravanelly Ntumba
Journaliste, Chroniqueuse

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