À peine sorti, son dernier recueil de poèmes, « Ngambo ya Congo », fait déjà sensation dans le cercle littéraire congolais. Rien d’étonnant quand on connaît la pertinence et la profondeur de cette auteure talentueuse doublée d’une artiste insaisissable, dont la voix résonne aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. Do Nsoseme continue ainsi à prouver que sa place, elle l’a bien méritée.
Dans cette nouvelle œuvre d’une soixantaine de pages, elle brosse, avec poigne et langueur, le portrait peu reluisant de son pays, la RDC, qui semble en retard sur son temps. Fruit de près de huit ans d’observation, « Ngambo ya Congo » mêle douleur et espoir, tranche avec le fatalisme, mais dénonce sans détour les maux qui gangrènent le Congo : la guerre, la corruption, les violences sexuelles et autres monstruosités.
Lors du lancement officiel de ce recueil incisif, le 1er mars à Kinshasa, Do Nsoseme avait de sa voix d’une douceur absolue, fait vibrer l’espace Texaf Bilembo. Celle qui exhorte la jeunesse à se lever, à bâtir un avenir où le Congo ne rime plus avec souffrance, tentera de rééditer l’exploit ce 22 mars lors d’un concert mêlant poésie et musique au même endroit. Une belle façon de secouer les âmes comme elle sait si bien le faire en tout cas.

Sur la scène littéraire et artistique kinoise, Do Nsoseme n’est pas une nouvelle venue. En 2015, elle avait remporté le concours de slam de l’Institut Français de Kinshasa. Une distinction décisive qui, pour beaucoup, a officiellement scellé la naissance d’un phénomène au talent et à l’aura hors pair.

