Festival «Ça se passe à Kin » : de l’émotion dès l’entame !

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Kinshasa vibre au rythme du festival «ça se passe à Kin». Lancé mercredi 5 juin, l’événement a été marqué par l’interprétation de la pièce « Guerre » de Lars Norén, mise en scène par Tinah Way Mwimba qui a marqué les esprits et laissé une empreinte indélébile.

Pendant près d’une heure, le spectacle a accroché le public. Et à la fin, tout le monde était unanime : la pièce était un chef-d’œuvre. Et les applaudissements qui s’en sont suivis ont témoigné de son retentissement.

La réussite d’un spectacle dépend de plusieurs facteurs, et les organisateurs du festival « Ça se passe à Kin », en vrais maîtres de la scène le savent. Pour la « Guerre », tous les ingrédients étaient réunis pour que la pièce émeuve le public et reste dans les mémoires. Lumière délicate, scène adaptée au contexte, acteurs en parfaite harmonie, avec brio et sur un fond sonore emphatique, les cinq comédiens ont usé de toute leur subtilité pour transporter les spectateurs dans un univers fictionnel, mettant en avant une histoire chagrine à la limite de l’amour et ses travers.

Dans ce long métrage, tout tourne autour d’un père qui, dès son départ à la guerre, sa femme s’est engagée avec son frère. Ce dernier l’a rendue heureuse au point qu’elle lui a demandé de tuer le père de ses deux filles, revenu deux ans après, aveugle.

« Ce qu’il ne savait pas c’est que sa femme ne l’aimait pas. Elle avait donc trouvé l’occasion de se débarrasser de lui, parce qu’elle ne croyait pas qu’il allait revenir », a expliqué Tinah Way qui a incarné le rôle de la femme dans la restitution.

Les enfants ne semblent pas être trop mécontents de la réalité. En harmonie avec leur mère, elles ont en concomitance menti à leur père que son frère rival était décédé, question de sauvegarder le nouvel amour de leur mère, malheureusement la vérité se dévoilera à la fin.

D’après la metteuse en scène, le théâtre a voulu explorer le côté caché de la guerre. « Souvent on voit la guerre de l’extérieur mais on ne sait pas ce qui se passe à l’intérieur », s’est-elle confiée sur le sens profond donné à ce spectacle.

La journée s’est achevée sur un concert autour d’un verre. Hugue Mbo Huguembo et ses compagnons ont agrémenté la soirée à l’issue du théâtre. Dans l’entre-temps, le festival poursuit son bonhomme de chemin jusqu’au 12 juin, toujours au Tarmac des auteurs à Kintambo.

Écrit par :

Henock Kalala
Henock Kalala
Rédacteur Web, JRI

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