Le maquillage, nouvel apanage des femmes

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Portée par le « Ki lelo », expression tirée du lingala qui signifie simplement « le temps présent », la gente féminine congolaise de nos jours, use et abuse du maquillage. Plus qu’une tendance, se maquiller fait désormais partie intégrante du mode de vie de plusieurs jeunes femmes, qui veulent à tout prix paraître belle !

Autrefois considéré comme du prestige, et réservé à une certaine classe sociale, le make-up a pris de l’ampleur au fil du temps et devient accessible à toutes. Les femmes en général et les jeunes filles en particulier, sont de plus en plus accrocs au maquillage, qui est un ensemble d’artifices utilisés pour rendre plus beau son visage en camouflant toutes les imperfections possibles.

Se maquiller de nos jours, inclus l’utilisation de rouge à lèvres, mascara, crayon de beauté, fond de teint, faux cils… bref toute une gamme de produits qui coûtent parfois les yeux de la tête. Chez les filles, celles qui s’adonnent à cette pratique se sentent à la mode par rapport à celles qui restent naturelles…

Qu’est-ce que ça change ?

Pour plusieurs jeunes femmes, le maquillage est tout un procédé d’affirmation, et de renforcement de la confiance en soi. « mieux on se maquille, plus belle on se sent ». Ainsi, parfois, certaines en usent à l’excès, et ne peuvent plus s’en passer, tel un opium.

Désormais, on n’attend plus d’occasions spéciales pour se faire belle. Rien que pour une séance photo, il faut beaucoup dépenser car le Make-up coûte cher. Il y a de ces femmes qui se sentent mal sans make-up, tout simplement parce qu’elles l’aiment. D’où elles se font maquiller juste pour attirer les regards.

Un gagne-pain

Bien qu’il existait déjà depuis longtemps, le maquillage est de plus en plus sophistiqué, celles qui en ont fait un métier, y mettent de plus en plus de professionnalisme. Il ne s’agit plus d’un simple « make-up », mais plutôt d’une transformation des visages. Et, naturellement, Cette tendance a crée donc un métier, celui des « make-up artists », appelés maquilleurs (es) en français.

Alors que le désir de paraître plus belle n’est plus occasionnel, mais plutôt un mode de vie, les make-up artists se font de l’argent au quotidien. Que tu aies un salon de beauté ou pas, il suffit juste d’exposer ton talent via les réseaux sociaux, y mettre tes coordonnées et le tour est joué. Les clientes viennent elles-mêmes.

Un maquillage simple peut coûter entre 5 et 10 $ à la cité et le double au centre ville ou dans des salons de luxe à Kinshasa. Un tarif spécial est réservé pour les occasions spéciales.

Le maquillage présente-il d’inconvénients ?

Comme tout ce que la nature humaine affectionne, le maquillage présente aussi d’inconvénients, au-delà du fait qu’il rend belle. L’usage abusif du make-up peut s’avérer dangereux. Ketsia Yesi, maquilleuse professionnelle, affirme que « les produits de mauvaise qualité, non adaptés aux différents types de peaux peuvent s’avérer dangereux ».

« Personnellement, il m’arrive de me retrouver avec des boutons (acnés) partout sur le visage, quand j’utilise quotidiennement le make-up. Et, parfois, j’ai mal aux yeux. Pour les prévenir je me maquille rarement », renchérit elle.

À en croire Yesi, « le maquillage précipite le vieillissement de la peau d’où il faut l’utiliser avec modération ». Tout excès nuit dit-on. Mesdames allez-y doucement…

Écrit par :

Mervedie Mikanu
Mervedie Mikanu
Journaliste, Chroniqueuse

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