C’est à la fois le regard critique du chercheur, et l’expertise avérée du journaliste que convoque simultanément Patient Ligodi, dans cet ouvrage qui s’inscrit dans l’ordre de ceux qui ont pour vocation de contribuer à l’assainissement du débat public, et surtout de lutter contre la désinformation et ses succédanées.
Présenté vendredi 05 avril à Kinshasa, ce livre se révèle être une analyse d’une grande justesse sur l’information et ses contours. Avec nuance et profondeur, l’auteur aborde la question de la saturation de l’information au niveau international en général, et surtout de ses répercussions en RDC en particulier.
Conscient de l’affluence de l’information de nos jours, et de son influence sur la société dans son ensemble, l’auteur propose un certain nombre de pistes pouvant permettre de ne pas tomber dans le piège du faux ou de l’acceptation sans une sérieuse vérification.

D’une portée scientifique, cette recherche explicite recèle par sa fluidité, des codes qui peuvent être facilement compris même par le grand public non initié aux grandes questions de l’heure liées à la problématique de l’information.
« Les mutations auxquelles le monde est soumis, font en sorte que dans cette massification de l’information, il devient difficile actuellement de déceler les informations socialement significatifs. Et la prolifération des médias et des plateformes sociales ne facilite en rien la tâche », confie Patient Ligodi.
Comme cadre d’étude, l’auteur explore la situation de la RDC où plus souvent les tares de l’information ont des remembrances sur les faits sociaux, économiques et plus encore politiques. Sa réflexion questionne la place, mieux le rôle du journaliste dans la lutte contre cette pollution de l’information qui parfois sans qu’on s’en rende compte, atteint des proportions inquiétantes.
Telle une plaidoirie à l’action, ce livre convie l’Etat à la régulation, mais également les citoyens à la prise de conscience du volume de l’information auquel chacun est soumis, et surtout à se poser les bonnes questions à chaque fois qu’on en est exposé. « Car à l’heure actuelle, la seule problématique de l’information peut être liée à la vie ou la mort. À chacun d’avoir les bons réflexes », conseille l’auteur.

