L’intelligence artificielle va-t-elle tuer la créativité et le génie humain ? En tout cas, depuis quelques années, ce questionnement est au centre de tous les débats dans le monde. Si pour certains, cette innovation n’est qu’une aide de plus pour l’humain. D’autres par contre ne la voient pas d’un bon œil, et parfois ils ont raison, au regard des dégâts qu’elle fait.
En parlant de dégâts, le ras-le-bol des Éditions Mikanda basées à Kinshasa, est l’un des éléments qui donnent raison aux réfractaires. En effet, dans un récent communiqué, cette maison d’édition a rapporté que la plupart des textes qui lui ont été soumis ces derniers temps par les auteurs pour correction et publication, ont été générés par une intelligence artificielle.
« C’est avec beaucoup de regret que nous fermons officiellement la réception des manuscrits aux Éditions Mikanda jusqu’à nouvel ordre. 80% des textes que nous avons reçus depuis près de 3 mois sont issus de l’intelligence artificielle », peut-on lire dans ce communiqué.

« Les Éditions Mikanda attestent avoir les outils de haute performance pour détecter les textes IA. C’est donc sur base des statistiques effectuées en interne que nous dévoilons aujourd’hui ce chiffre qui reste une affaire sérieuse pour le milieu littéraire congolais et international », ajoute le communiqué.
Cette maison d’édition dirigée par l’artiste Youssef Branh, a tenu a rappeler au grand public que c’est une tricherie de s’approprier un texte IA jusqu’à le proposer pour édition. « Nous appelons les auteurs au travail et à la recherche », conclut le communiqué.

