Au prix d’incommensurables efforts, cet artiste originaire du grand Katanga, a acquis le statut de hitmaker et star internationale. Après le succès de « TIA », son single mouvementé devenu tube continental. RJ Kanierra poursuit sa quête effrénée de perfection. Et cette fois, c’est avec « LELA » qu’il compte définitivement imposer sa légende personnelle.
En terme de sonorités, de variations et de références, « LELA » s’inscrit dans le sillage de TIA. Mélodieux et mélancolique, cet opus qui valse entre afrobeat et Amapiano, révèle ce côté perfectionniste de l’artiste, qui sait et peut jouer sur plusieurs tableaux.
Accompagné d’un clip qui se refuse au bling bling et à la densité de couleurs pour bien faire passer son message. « LELA » ne se limite pas qu’à faire danser les mélomanes. Dans cette chanson, Le Dragon, comme l’artiste affectionne se faire appeler, se questionne et interpelle.
D’abord, il se questionne sur les immenses richesses de son pays, qui ne servent presque pas à grand-chose, au regard de la vile misère dans laquelle croupit son peuple. Il interpelle aussi le monde, qui ferme les yeux sur les atrocités subies par ses congénères, toujours et à cause de ces mêmes richesses.
Un peu déçu mais pas fataliste, RJ Kanierra va jusqu’à demander au divin créateur de retirer ses richesses à son pays, si elle seulement si elles continuent de faire le malheur de son peuple. Véritable banger, « LELA » a tout pour devenir un hit, comme sait en faire l’artiste.

