Pari réussi. Ferre Gola, le Padre, a offert à ses fans deux soirées romanesques samedi 20 et dimanche 21 Avril. Pendant près de trois heures, chaque jour, le chanteur congolais s’est sublimé comme il sait si bien le faire, et a livré un spectacle haut en couleur dans la salle fermée d’Adidas Arena, en plein Paris, devant plus de 17 000 spectateurs.
Ces concerts marquent un jalon majeur dans la carrière du célébrissime chanteur congolais, devenu le premier artiste africain à se produire dans cette nouvelle enceinte, située dans le quartier de la Chapelle à Paris, capitale Française.
En RDC, l’heure est à la critique, au bilan, comme souvent après un grand événement. Sur les réseaux sociaux, les avis divergent à ce propos. Certains mélomanes estiment que pour l’artiste, le plus important était de faire un concert où il chante pour son public. Et d’autres, par contre, pensent que tous les détails comptent pour ce genre de production scénique. Entre couacs et exploits, chacun y va de son commentaire.

Dans une publication sur Facebook, Djany Kiaza, fan revendiqué de l’artiste, salue ce triomphe avec enthousiasme : « Ferre Gola c’est l’artiste congolais le plus talentueux de sa génération, le chouchou du peuple et le véritable défenseur de la rumba congolaise. Tu es né pour ça, Jésus de nuances, la légende vivante, force à toi », a-t-il écrit.
Comme Djany, Pécieuse Malanda, également fan de l’artiste estime que ce dernier était à la hauteur des attentes du public, « Jésus de nuances a fait ce qu’il sait faire de mieux, chanter. Pendant près de 3 heures du temps, les mélomanes se sont laissés éblouir par la mélodieuse voix du patron de Jet 7 », explique-t-elle sur Tik Tok.
Rompant avec les éloges, Béni Diya sur TikTok ne cache pas sa déception : « Une entrée à l’ancienne sans aucune émotion, un éclairage pas suffisant, la technique pas trop bonne. L’artiste doit beaucoup s’améliorer. La belle voix seule ne peut tout faire. Prochainement, il doit revoir la logistique », commente t-elle.
« Dans un tel événement, tous les moindres détails comptent. L’artiste n’a pas innové sur son habillement surtout le premier jour. Les vêtements de cette marque ont été mis par un autre artiste avant lui. Et il ne devait pas reproduire la même chose c’est quand même un grand artiste », déclare pour sa part Sarah Tola, visiblement pas satisfaite par le look arboré par l’artiste lors de ses deux prestations.

Réputé pour sa sagesse et sa verve, l’artiste Félix Wazekwa a, à ce sujet, félicité son jeune collègue pour sa double prod parisienne : « Quand tu vois ton frère congolais réaliser de grandes choses et que tu n’arrives pas à le reconnaître, alors change de nationalité », a-t-il déclaré sur la chaîne congolaise B-One.
Retour sur les shows
Les 20 et 21 avril 2024 resteront à jamais gravés dans les mémoires des mélomanes. Pour son retour sur la scène parisienne, Ferre Gola a transformé la salle polyvalente d’Adidas Arena en véritable village Golois (surnom de ses fans). Pendant les deux jours, le crooner congolais y a livré deux concerts à guichets fermés, chacun accueillant environ 9000 Goloises et Golois, venus s’ambiancer aux rythmes envoûtants de la rumba congolaise du « Padre ».
Si le premier jour a été pour l’artiste et les membres de son clan et cercle rapproché. Le deuxième, aussi lumineux qu’impressionnant, s’est avéré plus ouvert. Plusieurs invités, pointures de la scène musicale congolaise, africaine et française, se sont relayés sur scène pour communier avec l’artiste.

Un show aux allures de célébration, qui a été marqué par une émouvante accolade entre Ferre Gola et son ancien mentor, Koffi Olomide. Ensemble, ils ont interprété “Insecticide”, tube datant de l’époque où Ferre Gola évoluait sous la férule du sulfureux Quadra. Elles semblent désormais loin derrière, les années de brouille et de clash cinglant entre les deux.

