Il est de ces artistes qu’on ne peut pas ne pas aimer. Capable de mettre le feu sur un son, et d’éteindre tout brin de lumière sur un autre. Naza est un artiste complet, qui sait faire tout, tout en gardant son délire de gosse éternel.
Avec « Nazaland », son nouvel album, le troisième de sa carrière. L’artiste de 31 ans nous offre une ballade éclectique, qui mêle sonorités explosives et écriture captivante, aérienne, dénuée de toute fioriture.
Multicolore, cet album est une fusion de tout. Quand l’artiste se confie sur un son, il nous met la pression sur un autre. Et s’il est vrai que l’amour revient le plus souvent quand on parcourt la tracklist de «Nazaland », le rappeur aborde aussi d’autres thématiques, allant de la joie de vivre, à l’absence des êtres chers. Une touche d’émotion qui fait chaud au cœur.
Et ses featurings, sont un peu à son image : solaires et triés sur le volet. Avec des invités de marque comme Keblack, son comparse de toujours, avec qui il se détend sur Piano. Ou du rappeur Sevranais Maes, avec qui il réussit à être langoureux sur Bobo.
L’association avec le marseillais Jul tout comme le feat avec le très mélodieux Franco-congolais Tiakola, ne passent non plus inaperçus. Mais, tous, on reste quand même unanime que le plus gros feat de l’album est celui avec le rappeur Ninho, fer de lance actuel du rap français.
Parlons de sonorités, dans cet album il puise dans un riche registre et convoque avec délicatesse une diversité de prods sur chacun de ses 14 titres. Il alterne des sonorités rumba, de l’afrobeat, du hip-hop, de l’Amapiano et même un peu de Kora, le tout dans une ambiance passionnante.
Alors que le public se délecte après la sortie « Nazaland », le chanteur et rappeur français d’origine congolaise, se prépare déjà pour sa tournée qui débutera en novembre prochain, et s’achèvera en octobre 2025, par un concert qu’il promet électrique, à l’Accor Arena de Paris.

