Son dernier titre « Sapo gang part 5 », est un sample de l’opus Massu, chanson culte de Franco Luambo et son iconique TP Ok Jazz. Doté d’un flow puissant, le rappeur à la voix de stentor réussi à imprimer sa marque sur une prod exceptionnelle. Tout simplement bluffant !
Ceux qui suivent de près l’évolution de la scène urbaine congolaise de l’autre rive, savent que Sam Samouraï occupe une place de choix bien là au-dessus. depuis maintenant près de cinq ans, le rappeur de 24 ans donne du fil à retordre à ses congères qui ne parviennent toujours pas tous à suivre son rythme, ni cerner son univers.
Insaisissable, libre et créatif. Sam Samouraï est de ces artistes qui ont à la fois l’intelligence de se réinventer et proposer autre chose au public, tout en gardant la sérénité et surtout l’humilité d’aller puiser quand il le faut, dans le riche registre des anciens succès de la musique congolaise. Ce mariage, ou plutôt de cet alliage a déjà prouvé plusieurs fois qu’il pouvait donner corps à quelque chose d’assez étrange et beau. Et cette fois encore, il ne déçoit pas.
Dans Sapo gang part 5, suite logique d’une franchise créée par l’artiste lui-même. Le talentueux rappeur, en digne héritier de Papa Wemba, Stervos Niarcos ou encore Djo Balard, exprime non sans ostentation son admiration débordante pour la sape. Bon chic bon genre, l’artiste se présente avec allure devant les bâtisses parisiennes des maisons de haute couture, et s’affiche fièrement aux côtés des sapeurs arborant chacun des griffes hors de prix. Le tout à travers une scénographie maîtrisée qui met en valeur le clip.

