Ceux qui le connaissent, savent bien qu’il est souvent judicieux de pas l’énerver, pour le bien de tous. À plusieurs reprises, il nous a prouvé que son jus était inépuisable, et quand il se décide de revenir à la charge, c’est du feu qu’il crache au micro. Lundi 28 octobre, le plus américain des rappeurs congolais a dévoilé « Combat Cage », plus qu’un simple son, c’est une mise en garde et un rappel à l’ordre…
Haletant, sur un beat sombre, un peu à l’ancienne. Dahmu Manero, en 2 minutes 40, règle ses comptes aux parvenus qui s’autoproclament boss du Lingala Rap, sans en maîtriser les arcanes. Connu pour son flow déchirant et sa rage naturelle, le rappeur n’a rien perdu de sa superbe. Au contraire, il semble se rajeunir et renaître de ses cendres, à chaque fois qu’on l’annonce sénescent.
Dans « Combat Cage », comme à ses habitudes, Dahmu Manero profite également pour dispenser quelques leçons de patriotisme à son peuple. Loin de ses terres, il garde tout de même un œil observateur sur tout ce qui se passe dans son pays, la RDC. Ainsi, il ne manque pas de dénoncer la haine, la jalousie, et autres tares qui tirent vers le bas l’industrie musicale et toute la société congolaise dans son ensemble d’ailleurs.

