Oubliez les égarements et autres allusions obscènes du sulfureux Dj Mombochi, qui lui ont même coûté un bref séjour en prison cette année. Lui fait pire, ou presque. Son nom ? Zik Seigne. De sa fraîche fulgurance, le jeune artiste aux airs de travesti semble décidé à tout faire pour marquer son temps, au point de pousser le bouchon de son art trop loin, au-delà même du seuil tolérable par la censure.
Tout a commencé par une vidéo anodine, dans laquelle on voit l’artiste jusque là inconnu, et ses amis reprendre en chœur quelques paroles sensuelles d’un son en pleine confection. Le gimmick : « Misu kaka likolo na cadre ya sentiment », va déteindre sur les mélomanes et devenir rapidement viral sur les réseaux sociaux.
Réconforté dans ses certitudes par ce retour quelque peu positif, Zik Seigne profite de la vague, et annonce directement la sortie prochaine d’une version plus longue de son morceau en passe de devenir un tube par la force des choses, et surtout grâce à la posture osée et la capacité singulière de son auteur d’attirer l’attention.
Finalement, c’est le 24 décembre dernier que l’artiste a sorti son fameux single « Misu kaka likolo na cadre ya sentiment ». Et dire qu’il coche toutes les cases dans la dépravation des mœurs, c’est presque un euphémisme. Accompagné d’un clip suggestif, cette chanson choque non seulement par les paroles qu’on ne va pas répéter ici, mais aussi par les signes et les gestes qu’on retrouve dans le visuel. Tantôt, ce sont les danseuses qui se trémoussent lascivement à faire fondre le plus dur des puritains. Tantôt, c’est l’artiste lui-même qui se met en scène et n’hésite pas à nous brandir sereinement ses tristes bijoux de famille…
Ramassis d’obscénité, cette chanson ne pouvait qu’attirer l’attention, et susciter la controverse. Ce lundi 30 décembre, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication a décidé d’interdire sa diffusion et d’interpeller son auteur. L’artiste Zik Seigne, surnommé LIL NAS X congolais, qui est obligé de s’expliquer et présenter ses moyens de défense dans au plus tard 7 jours. Au risque de subir des sanctions plus graves.



