Depuis l’annonce par le ministre de la justice Constant Mutamba, d’une série de mesures qui vient s’ajouter aux résolutions des travaux de la commission multisectorielle cultes et associations chargées de l’assainissement des ASBL et la tenue des cultes, les réactions fusent.
Ces résolutions prévoient notamment l’interdiction d’installation d’une association confessionnelle dans un rayon de 500 mètres par rapport à une autre tombent à pic, au moment où la prolifération des églises se fait remarquée depuis quelques temps à Kinshasa, capitale de la RDC.
Sur internet, les réactions affluent et les commentaires vont dans tous les sens. « Constant Mutamba est populiste et j’ose croire qu’il ne sait quoi faire… Il prend même les décisions inutiles et sans calculer les conséquences », a lâché Kizungu Christian dans un commentaire sur Facebook.
« Il en fait de trop. Depuis qu’il est là, il ne fait que prendre des mesures. Ce ne sont pas seulement les églises qui causent la nuisance sonore. Les bars et terrasses en font également partie. Donc si c’est pour assainir la société je préfère qu’on en fasse de même avec les autres », estime Bénédicte Ngewo.
Le même son de cloche n’est pas partagé par plusieurs personnes qui approuvent la décision du ministre. C’est le cas d’Amisi Insamia qui estime que les églises prolifèrent par simple cupidité.
« Je salue la décision du ministre. Pour les pasteurs, c’était devenu comme du commerce, un moyen de se faire de l’argent. Ils ne travaillent pas, ils sont là h24 dans leurs églises à extorquer les fidèles », a-t-il déclaré.
Dans la même logique, Falonne Walungu, qui vit dans un environnement plein d’églises appréhende cette décision comme une bouffée d’oxygène. « C’en était de trop pour nous qui sommes entourés des églises. Dès que les cultes commencent, il n’y a même plus moyen de se reposer tellement qu’il y a trop de bruits. Délivrance à gauche, louange à droite, prédication de l’autre côté », confie t-elle.
Depuis son entrée en fonction, le nouveau ministre de la justice et garde des sceaux, Constant Mutamba, ne cesse de prendre des mesures qui suscitent le débat les unes après les autres. D’une manière ou d’une autre il fait parler de lui. Et le milieu religieux est le premier à en faire les frais.
Dans sa série de décisions, le ministre va jusqu’à exiger l’identification de tout ministre de cultes afin de lui doter d’un permis d’exercice de culte. Prise entre lassitude et curiosité, la population s’interroge sur la matérialisation de ses mesures, qui souvent au Congo peinent à se concrétiser.

