Du 4 au 6 mars, vingt journalistes congolaises ont suivi une formation intensive à Kinshasa sur le fact-checking et la sécurité numérique. Pendant trois jours, ces professionnelles issues de divers horizons ont été outillées par Balobaki Check, média congolais spécialisé en vérification des faits, afin de devenir de véritables chasseuses de fausses informations dans la communauté.
Si le programme a porté principalement sur l’initiation aux techniques de vérification des faits, il a aussi été un espace d’échange sur le rôle des femmes dans la lutte contre la désinformation en RDC et le renforcement des compétences en cybersécurité.
Dès le premier jour, Dorcas Bwalelo, activiste pour les droits des femmes, a ouvert le bal en parlant du rôle des femmes journalistes dans la prévention et la couverture des violences basées sur le genre (VBG). Le deuxième jour, Moïse Esapa, formateur et journaliste à Balobaki Check, a sensibilisé les participantes à la sécurité numérique, un domaine encore méconnu du public congolais. Cette journée a également été marquée par une discussion sur les droits des femmes animée par Anny Modi, directrice exécutive de l’ASBL AFIA MAMA.

Enfin, pour clore cette session, Ange Kasongo, fondatrice et directrice exécutive de Balobaki Check, s’est appesantie sur les techniques de fact-checking. De la clarification des concepts à la présentation des différentes étapes de la vérification des faits, cette dernière journée a été marquée par un vif enthousiasme des participantes.
Une des bénéficiaires de cet atelier, Ange Aloki a souligné l’importance d’une telle formation : « À l’ère du numérique, personne n’est à l’abri du piratage ou des fake news. En tant que journaliste, s’outiller sur les techniques du fact-checking et la sécurité numérique est un atout. De plus, avoir les connaissances nécessaires sur nos droits nous permet de mieux nous protéger dans ce milieu public. »
Et d’ajouter : « J’aimerais que le fact-checking soit également enseigné dans les universités qui forment au journalisme, afin de sensibiliser les étudiants à la lutte contre la propagation des fake news. »

Pour rappel, cette formation placée sous le thème « Lutte contre la désinformation et les discours de haine envers les femmes journalistes à travers l’éducation aux médias et la vérification des faits en République Démocratique du Congo et au Sénégal », a été organisée avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

