Il y a un an, le président de la république Félix Tshisekedi décrétait par ordonnance présidentielle, la journée du 6 avril fériée en RDC, en mémoire de Simon Kimbangu, père et précurseur de la religion Kimbaguiste, mais également figure de la lutte contre le pouvoir colonial belge de l’époque.
Si dans la sphère politique et au sein de l’église les préparatifs vont bon train, le monde artistique n’est pas en reste. Certains artistes travaillent dans les coulisses, peaufinent leur art et laissent parler leur imagination, pour rendre hommage et saluer la mémoire de l’illustre prophète. Dans cette profusion d’idées et d’imagination, une initiative retient l’attention, celle de Rodrigo Gukwikila.
Artiste multidisciplinaire, Rodrigo Gukwikila met toutes les batteries en marche pour organiser une exposition à ciel ouvert, comme à l’accoutumée dans les rues de la commune de Kintambo située dans la partie nord-ouest de la ville de Kinshasa, et particulièrement sur les mûrs de Bilanga mobile, son espace d’expression artistique.
Comme pour éclairer l’opinion sur le bien fondé de son action, l’artiste Rodrigo Gukwikila, indique que « cette initiative se veut pour ambition de créer une réflexion autour de ce grand homme qui a orienté ses contemporains sur le chemin de la vérité de soi ».
«Kimbangu c’est nous aujourd’hui», ajoute t-il, tout en émettant quelques conseils à ses congères : «nous devons encore creuser sur la vérité de notre existence et nous mettre dans la pratique de puissance», préconise l’artiste.
Selon l’histoire, le 06 Avril 1921, alors que la RDC ployait sous le joug de la colonisation Belge, Simon Kimbangu aurait reçu une révélation divine pour prêcher la libération mieux, l’émancipation de l’homme noir face à la colonisation. Sa liberté d’esprit va lui coûter la vie, et dès lors, il est classé parmi les éminentes figures qui symbolisent la résistance noire face au maître blanc d’alors.

