Au Sénégal, les femmes faiblement représentées dans le nouveau gouvernement

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De l’élection présidentielle qui s’est soldée par la victoire de l’opposant Bassirou Diomaye Faye, à la formation du nouveau gouvernement par son premier ministre et mentor Ousmane Sonko, tout est allé très vite au Sénégal, ces derniers temps.

Vendredi dernier, le premier ministre Ousmane Sonko présentait sa nouvelle équipe gouvernementale, composée de vingt-cinq ministres et cinq secrétaires d’Etat. Sans surprise, la part belle est réservée au Pastef, parti du président et du premier ministre, dissout par l’ancien régime. Les ministères régaliens, notamment celui de l’intérieur et celui des forces armées, ont été confiés aux militaires.

Dans cet élan d’espoir et de curiosité que suscite le nouveau pouvoir, une chose retient l’attention : la faible représentation de la gente féminine au sein du nouvel exécutif. Sur les trente membres, seuls quatre postes reviennent aux femmes. Un constat négatif souligné par plusieurs observateurs.

Editorialiste sénégalais et fondateur du média Tract, Ousseynou Nar Gueye est de ceux qui pointent du doigt cette anomalie. Pour lui, « c’est le reflet d’une réalité têtue : les femmes au Sénégal doivent encore se battre pour ne pas être essentialisées dans le rôle d’êtres à protéger (ce dont certaines femmes sont aussi adeptes) et gagner le droit symbolique à une normalité de leur accès au pouvoir temporel souvent phallique ».

« Malgré la loi sur la parité électorale d’Abdoulaye Wade et malgré la loi de Macky Sall sur la transmission automatique de la nationalité par les Sénégalaises à leur enfant même né d’un père étranger, du chemin reste à faire. Oui, il y a du pain sur la planche », ajoute l’éditorialiste.

Écrit par :

Ndaye Kazadi
Ndaye Kazadi
Auteur, Rédacteur Web, JRI

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