Après le nul décevant d’il y a une semaine à domicile face aux angolais de Petro Atletic club de Luanda, Mazembe ne partait pas avec les faveurs des pronostics dans la capitale angolaise pour ce match retour. Pourtant, le club congolais a réussi, avec du talent et du cœur à battre son adversaire du jour, et poursuivre la compétition. Héroïque !
Tout n’a pas été facile pour les hommes du technicien sénégalais Lamine N’diaye ce samedi 06 avril. Acculés dès l’entame de la rencontre, ils subissent les assauts des angolais, hôtes du jour. Et sont mêmes menés au score à la 29e minute, sur une superbe action conclue brillamment par Jonathan Toro.
Dominé, Mazembe tente tout de même de sortir la tête de l’eau, sans y parvenir pour autant. Les angolais, solides défensivement, protègent assez bien leurs cages restaient inviolées depuis le début de cette campagne de Ligue des champions.
Une mi-temps s’achève, une seconde débute…
Au retour des vestiaires, c’est un Mazembe transformé qu’on retrouve sur la pelouse. Galvanisés par le discours du coach, les joueurs proposent autre chose dans le jeu, parviennent à combiner entre eux. S’ils ne trouvent pas rapidement la faille dans le dispositif angolais, on sent au moins que le danger n’est pas très loin.
Alors que les occasions s’enchainent de deux côtés, c’est finalement à 8 minutes du terme que Mazembe, par l’entremise de son remuant ailier droit Philippe Kinzumbi, recolle au score. Tout le stade du 11 Novembre de Luanda est froidement douché.
1-1, affiche le marquoir. En ballotage défavorable, les angolais vont tenter le tout pour le tout, pour reprendre l’avantage. Mais l’audacieuse sortie de leur gardien dans les arrêts de jeu, va totalement les plomber. Sur une contre-attaque parfaitement négociée, Joël Beya va réussir le plus dur, donner l’avantage à son club.
Dans la foulée, Issa Sy, arbitre sénégalais du match, sonne le glas de la rencontre. Cinq ans après, le tout-puissant Mazembe est de retour dans le dernier carré de la ligue des champions de la Caf. Les hommes de Lamine N’diaye peuvent désormais se permettre de rêver du graal, mais pour ça, ils doivent d’abord réussir à se défaire des Egyptiens D’Al Ahly du Caire.

