Football : Un tandem RDC-Congo pour la CAN 2029 ?

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La République démocratique du Congo (RDC) et le Congo envisagent une candidature conjointe pour organiser la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2029. Cette initiative portée par Kinshasa, vise à combler le manque laissé par ces deux nations, qui, malgré leur palmarès historique, n’ont jamais accueilli le tournoi.

Ces dernières semaines, cette information revient en boucle. Les autorités des deux pays comptent sur leur coopération et des projets comme le pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville pour faciliter la logistique. Si cette idée se concrétise, des investissements importants et une préparation rapide seront indispensables pour convaincre la CAF, car l’échéance de 2029 se rapproche à grands pas.

Une candidature prometteuse mais exigeante

La CAF annoncera les pays hôtes des CAN 2029 et 2031 plus tard cette année. Depuis l’élargissement du tournoi à 24 équipes, les candidatures communes sont désormais privilégiées pour répondre aux exigences accrues.

Bien que l’Éthiopie ait déjà officialisé sa candidature pour 2029, la RDC et le Congo entendent valoriser leurs atouts, notamment la proximité géographique entre leurs capitales, Kinshasa et Brazzaville, séparées seulement par le fleuve Congo.

Cependant, le défi principal reste celui des infrastructures. La CAF exige minimum de six stades pour organiser le tournoi. Actuellement, la RDC ne dispose que de trois stades homologués : le stade des Martyrs à Kinshasa (80 000 places), ainsi que le stade du TP Mazembe (18 500 places) et le stade Frédéric-Kibasa-Maliba (20 000 places), tous deux situés à Lubumbashi.

À cela s’ajoute le stade Tata Rafaël à Kinshasa (50 000 places), qui pourrait également être utilisé. Toutefois, pour répondre aux exigences, ces infrastructures nécessiteraient des travaux de rénovation plus ou moins importants, pour un coût estimé à 500 millions d’euros. Au Congo, les infrastructures, bien que plus modestes, nécessitent également des modernisations ou des reconstructions pour être aux normes.

Écrit par :

Mervedie Mikanu
Mervedie Mikanu
Journaliste, Chroniqueuse

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