Corneille Nangaa, ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), en République Démocratique du Congo, a été jugé et condamné à mort par la Cour militaire de Kinshasa Gombe, en présence du ministre d’État, ministre de la justice et garde des sceaux, Constant Mutamba. Cette condamnation par contumace fait suite à des accusations graves de crimes de guerre, de participation à un mouvement insurrectionnel et de trahison, impliquant également 25 de ses alliés.
Qu’est-ce qu’un jugement par contumace ?
Un jugement par contumace se produit lorsque l’accusé est jugé en son absence. Cela peut se produire pour plusieurs raisons : l’accusé n’a pas été arrêté, il a choisi de ne pas se présenter volontairement au tribunal, ou il s’est évadé en cours de procès. Ce type de jugement permet à la justice de rendre une décision même en l’absence de l’accusé, bien que cela puisse limiter sa capacité à se défendre.
Les implications légales d’un jugement par contumace
Un jugement par contumace peut affecter les droits de l’accusé, car il n’est pas présent pour se défendre. Cependant, dans certains systèmes judiciaires, ce type de jugement peut être révisé si l’accusé se présente ultérieurement ou est arrêté, lui offrant ainsi une chance de se défendre.
Cas de Corneille Nangaa
Dans le cas de Corneille Nangaa, seulement cinq des prévenus étaient présents lors de l’audience, dont Eric Nkuba, Nangaa Baseane (oncle de Corneille Nangaa), Bishori Safari Luc, Nkangya Nyamacho, et Samafu Makinu Nicaisse. La Cour militaire a ordonné l’arrestation des absents, ainsi que la confiscation des biens de Nangaa, de son épouse Yvette Lubanda, et d’autres prévenus, dont Jean-Jacques Mamba, ancien député national.
Nangaa et ses co-accusés sont accusés d’avoir créé un groupe armé combattant aux côtés du M23 dans les territoires de Rutshuru et Masisi, dans le Nord-Kivu. En décembre dernier, Corneille Nangaa avait officiellement annoncé la création du mouvement politico-militaire dénommé Alliance Fleuve Congo (AFC), incluant le M23, un groupe rebelle soutenu par le Rwanda et considéré comme le principal agresseur de la RDC.

