Parfois pour faire beau, il faut faire simple. Et ça, Fabregas Le Métis Noir et Deplick Pomba l’on parfaitement assimilé. Dans leur récent album commun « Les Inséparables », qui scelle définitivement leur réconciliation humaine et artistique, les deux virtuoses reviennent simplement aux fondamentaux de la rumba. Et nous livrent un rendu délicatement soigné…
Sorti le 13 décembre, « Les Inséparables » continue de creuser son sillon. Et au regard de l’offre proposée par Fabregas et son alter égo Deplick, on peut d’ores et déjà dire que cet album a toutes ses chances pour véritablement s’imposer sur l’échiquier national, et peut-être aussi international.
Sur les 11 titres qui composent « Les Inséparables », il y a un peu de tout. Mais ce tout, s’inscrit dans une logique largement rumba. Oui, il faut le dire, la rumba reste le fil conducteur adopté par les deux artistes sur ce projet. Et comme toujours, quand on parle de rumba, la thématique de prédilection est toute trouvée : l’Amour, dans tous ses états !
Pour gagner du temps et vous mettre l’eau à la bouche, on vous met directement sur les bonnes pistes : vous êtes amateurs de l’amour exalté, divinisé, célébré dans toute sa splendeur par les poètes et les paroliers. Les titres faits pour vous dans cet album sont sans aucun doute : Désormais, 6600 Voltes, Amour sacrée, ou encore Singa Loketo. Magnifiquement dosés, les uns après les autres, ces opus sont de vraies rumba comme en aiment les puristes.
Basculons du côté obscur, le meilleur de l’album à mon avis. Maîtrisant la mélancolie à la perfection, et bien aidés par les timbres lyriques dont ils ont chacun été généreusement dotés par la nature. Fabregas et Deplick nous offrent un récital fait de douceur et de langueur notamment dans : Venez m’aider, Sacret, mais aussi Comédie qui est un sample méticuleux de « Ya Jean », célèbre morceau du Grand Ninja Madilu Système.
La touche urbaine qu’ils mettent sur le titre Dis la vérité, en feat avec Celeo Scram. Et l’ambiance survoltée qu’on retrouve dans Mbembe, ne font que bonifier un album dont on n’a presque rien à reprocher. Bien masterisé, avec des prods de grande qualité, mises en valeur par deux maîtres à chanter de la musique congolaise. « Les Inséparables » est une œuvre majeure, légèrement au-dessus du lot et des étoiles, qu’il faudrait absolument écouter avant de clore l’année.


