Décidément, le nouveau ministre congolais de la Justice est un homme qui ne veut pas perdre son temps. À peine entré en fonction, Constant Mutamba fait déjà parler de lui. Le dernier cas en date, ses mesures prises pour lutter contre les nuisances sonores en RDC, et particulièrement à Kinshasa où le phénomène est désormais ancré dans les habitudes.
Dans l’optique de préserver la tranquillité publique et de répondre aux plaintes croissantes des citoyens congolais, le ministre Mutamba, a instruit Firmin Mvonde, procureur général près la cour de Cassation, d’engager des poursuites contre les auteurs de nuisances sonores.
Dans sa lettre, le ministre intime aux autorités judiciaires, l’ordre d’intensifier leurs efforts pour identifier et sanctionner les individus et entreprises responsables de ces infractions au regard des textes légaux régissant sur la violation des droits voisins.
Les nuisances sonores, souvent causées par des activités commerciales, des fêtes privées, des églises ou des travaux de construction non réglementés, ont un impact négatif sur le bien-être et la santé des habitants.
Conscient de ce fait, Constant Mutamba, souligne l’importance de cette mesure : « Dans la lutte contre la violation des droits voisins, il me paraît nécessaire de vous rappeler les textes applicables en la matière ainsi que la politique du Gouvernement ».

Cette initiative est accueillie favorablement par de nombreux résidents qui voient enfin leurs préoccupations prises au sérieux par le gouvernement. Cependant, certains craignent que l’application de ces mesures ne soit pas effective.
« Ce n’est pas la première fois qu’on prend des mesures contre la pollution sonore. À Kinshasa on peut bien prendre une décision mais son application reste pendante, je pense qu’il faudrait que les autorités compétentes fassent cette fois ci leur travail. Aujourd’hui il y a pas que des terrasses qui font des tapages nocturnes ou même diurnes, on retrouve maintenant dans des quartiers résidentiels des ajusteurs, des moulins qui fonctionnent tard la nuit, faute d’électricité permanente. Et on ne sait pas comment étudier le soir », déplore Merveille Mputu, étudiante à l’UNIKIN.
L’ordonnance loi du 31 mai 1975 qui réglemente les heures de fermeture et d’ouverture des débits de boissons stipule que les heures d’ouverture sont fixées de 18 heures à 23 heures de lundi à vendredi et de 18 heures à minuit le samedi et enfin dimanche et les jours fériés de 11 heures à minuit. Une amande de 300 000 francs congolais est requise contre les personnes prises en flagrance et 1 millions des francs congolais pour les récidivistes.

