Par décision du ministre congolais de la Justice, Seth Kikuni et Mike Mukebayi, opposants résolus au régime Tshisekedi, ont retrouvé la liberté dans la soirée de ce samedi 1ᵉʳ mars. Denise Dusauchoy, influenceuse et fervente défenseure du pouvoir, a elle aussi été libérée sous condition après plusieurs mois derrière les barreaux.
Sans détailler les motivations de cette décision, Constant Mutamba, ministre de la Justice, a confirmé ces libérations : « Nous avons procédé ce jour à la libération conditionnelle de trois prisonniers et à celle de 801 bénéficiaires de la grâce présidentielle à la prison de Makala. Le processus se poursuivra dans toutes les prisons du pays à partir de ce dimanche », a-t-il déclaré sur X.
Ancien candidat à la présidence de la République, Seth Kikuni avait été arrêté le 2 septembre 2024 et condamné à un an de prison pour « incitation à la désobéissance civile » et « propagation de faux bruits ».
Critique du pouvoir et proche de l’opposant Moïse Katumbi, Mike Mukebayi croupissait en prison depuis plus de 21 mois. L’ancien chroniqueur politique avait récemment écopé d’une peine de 30 mois pour « faux bruits ».
Quant à Denise Mukendi Dusauchoy, elle était une alliée du régime, un soutien inconditionnel qui se croyait intouchable. Après plusieurs dérapages sur les réseaux sociaux, elle avait été condamnée en décembre dernier à trois ans de prison pour « faux bruits », « faux en écriture » et « injures publiques », dans une affaire impliquant l’opposant politique Jacky Ndala et les services de renseignement congolais.
Jean-Marc Kabund, puis Seth Kikuni et Mike Mukebayi. Nombreux sont ceux qui voient dans cette vague de libérations un geste du pouvoir pour apaiser un climat politique tendu et faire preuve de sa bonne foi dans la quête d’une concorde nationale.

