Ce lundi 2 juin, l’opposant Martin Fayulu a pris la parole devant la nation congolaise pour adresser un message cinglant à l’ancien président Joseph Kabila, accusé de collusion avec l’AFC-M23, et pour exhorter les autorités à privilégier le dialogue plutôt que « la compromission ».
Au cœur de son intervention de 3 minutes 44 secondes, diffusée depuis ses réseaux sociaux, Fayulu a dénoncé la présence militaire de l’AFC-M23 à Goma et Bukavu : « M. Kabila, aucune raison, même stratégique, ne saurait justifier une collaboration avec ceux qui déchirent notre pays », a-t-il lancé.
L’ancien candidat à la présidentielle a insisté sur l’impérieuse nécessité pour Kabila de « quitter Goma », qualifiée de « ville martyre » occupée « avec la complicité de forces ennemies ». En guise d’avertissement, il a ajouté : « L’Histoire ne pardonne pas les trahisons, encore moins celles faites à la patrie ».
Fayulu n’a pas limité ses reproches à Kabila. Il a également interpellé Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC-M23 et ancien président de la Commission électorale, l’accusant de « complicité dans les massacres », et appelant de ses vœux l’arrêt immédiat de « la livraison de notre sol, de nos vies et de nos ressources aux forces étrangères ».
« Le sang congolais ne peut plus couler avec votre complicité. Aucune ambition ne vaut le prix de la souffrance de tout un peuple », a-t-il martelé.
Parallèlement, l’opposant a sollicité une rencontre directe avec le président Félix Tshisekedi : « Je ne demande pas une faveur, mais une discussion sans faux‑semblants, sans compromissions, mais par patriotisme, afin de trouver une issue digne à cette crise existentielle. » Fayulu place sa démarche sous le signe du dialogue, qu’il considère comme le seul moyen de « rédemption des erreurs passées ».

