Les réseaux sociaux en RDC tendent à devenir un no man’s land. Un espace qui échappe au contrôle, et où tout le monde et n’importe qui, peut étaler son lot d’insanités et de vulgarités, sans respect de la loi ni de la morale. Alerté par cet état de non droit qui règne sur la toile, Constant Mutamba, ministre congolais de la Justice, compte remettre les pendules à l’heure, en impliquant la justice dans l’assainissement des réseaux sociaux en RDC.
Exhibitionnisme, vulgarité à tout va, obscénité offerte à profusion et sans distinction d’âge à qui en veut et même à qui n’en veut pas. Certaines personnes, dans une quête effrénée de likes et de followers, sont prêtes à vendre leur âme sur les réseaux sociaux. Face à cette situation qui semble se normaliser, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, tape du poing sur la table, et appelle la justice à sévir.
Dans une correspondance rendue publique lundi 23 septembre, le ministre instruit les Procureurs Généraux près les Cours d’Appel, les Officiers de Police Judiciaire et la Commission de Censure des chansons et spectacles, « d’engager des poursuites judiciaires contre les personnes s’adonnant à des pratiques de dépravation des mœurs sur les réseaux sociaux ».
À peine rendue publique, cette injonction est saluée par une grande partie de la population qui n’en peut plus de supporter à longueur de journée les mœurs dévoyées et la conduite immorale de certains utilisateurs congolais des réseaux sociaux. « Il est important de passer à l’action avec des peines lourdes et non menacer les individus sans rien faire après », a réagi Robert Masikiri.
Assainir les médias sociaux congolais, c’est un travail déjà amorcé par le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC). De manière pédagogique, Christian Bosembe, avait il y quelques mois, fait signer une charte de bonne conduite aux influenceurs autoproclamés et aux journalistes. Ce document engageait les signataires à adopter une citoyenneté numérique responsable pour lutter contre l’immoralité et la violence dans les médias.

